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La pravda commente le congres du pcf

Le 18/12/2018

 

La Pravda rend compe du congrès du PCF Dans le contexte de l’exacerbation de la situation politique, Fabien Roussel est devenu le nouveau chef du parti communiste français.

Samedi 15 décembre 2018, par  communistes , popularité : 100%
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Les contacts avec Anna Semionova, correspondante du journal Pravda ont permis d’expliquer la situation du PCF après son congrès, les discussions sur le parti et les conditions du rassemblement, les rapports avec Jean-Luc Mélenchon, que la pravda considère comme le leader d’un mouvement s’inspirant de la révolution française, révolution toujours très admirée en Russie...

Ces contacts ont conduit à la publication de cet article par la pravda..


Dans le contexte de l’exacerbation de la situation politique, Fabien Roussel est devenu le nouveau chef du parti communiste français.

’Est-ce une rébellion ?’ - ’Non, Sire, c’est une révolution !’ Le leader du mouvement d’opposition la France insoumise Jean-Luc Mélenchon s’est souvenu de cette phrase célèbre de la Grande Révolution française en analysant les événements tumultueux des trois dernières semaines. À ce propos, dans le contexte de l’exacerbation de la situation politique, Fabien Roussel est devenu le nouveau chef du Parti communiste français, dont la plate-forme lors du vote interne l’a emporté sur celle de la direction nationale du PCF dirigée par Pierre Laurent.

À travers les pages du journal ’Pravda’, Anna Semionova

06-12-2018

https://kprf.ru/international/capitalist/180935.html

Le pouvoir dans l’impasse

Développant de puissantes manifestations à travers le pays, le mouvement des ’gilets jaunes’ se généralise de plus en plus. Les grévistes et les manifestants n’exigent plus seulement la baisse du prix de l’essence. Les partisans du mouvement ont en effet élaboré tout un programme politique et social et envoyé un communiqué de 40 demandes au gouvernement adressées aux députés et à certains médias. Ils incluent l’interdiction d’augmenter les impôts, d’augmenter le salaire minimum, de réduire la période de retraite de 62 à 60 ans, de réduire le coût des fonctionnaires, de renforcer le contrôle sur l’immigration clandestine et bien plus encore.

La crise sociale dans le pays devient politique. Selon Paris Match, seuls 23% des Français évaluent de manière positive le travail du président, citant l’Institut français de l’opinion publique (IFOP). Il y a un rapprochement des ’gilets jaunes’ avec les rouges, c’est-à-dire avec les syndicats. Le journal “L’Humanité” a décrit en détail la situation dans le port industriel de Saint-Nazaire, où les dockers agissaient simultanément en tant que membres de la Confédération générale du travail (avec un gilet rouge) et en tant que représentants des “gilets jaunes”. Dans le même temps, les factions de gauche (communistes et « insoumis ») de l’Assemblée nationale sont activement en faveur de la préservation de la sécurité sociale, elles ont soutenu la grève du personnel des ambulances exigeant le maintien du prix de l’essence pour les véhicules médicaux.

Et puis soudain, des lycéens et des lycéens de différentes villes, notamment de Marseille, ont exigé le rejet de la réforme de l’enseignement supérieur. « L’Humanité » a placé une photographie de femmes âgées (en France, il n’est pas habituel de traiter les gens âgés de vieillards) avec les symboles du Parti communiste français, qui s’opposent à la réduction des retraites. Une femme de 80 ans serait décédée lors de l’écrasement de la manifestation dans le Vieux-Port de Marseille. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a demandé une augmentation du minimum de subsistance et du salaire minimum. Même les publications de droite soulignent le mécontentement général dans un pays où ’les riches s’enrichissent et les gens s’appauvrissent’. Ainsi, le journal Le Monde qualifie les événements des derniers jours de révolution et rappelle à nouveau mai 1968.

Le journal Le Figaro attire l’attention sur le fait que des processus plus profonds sont à l’origine du mécontentement suscité par la réforme proposée par le gouvernement. Ils ont été prédits il y a plusieurs années par des économistes et des politologues renommés. Selon eux, au XXIe siècle, le fossé - géographique et social - se creuse entre les différentes couches de la société, à savoir entre le peuple et l’élite politique.

Il y a quelques années, Jean-Luc Mélenchon a attiré l’attention sur cette nouvelle réalité sociale et politique dans son ouvrage acclamé, Le Temps du Peuple, soulignant le fait de la confrontation moderne entre le peuple et les oligarques, l’élite financière internationale. Le politicien voit dans le choc des « gilets jaunes » et le gouvernement une manifestation de ce processus, la prise de conscience de soi d’une partie importante de la société, son auto-organisation et la formation d’une représentation collective.

’Emmanuel Macron et Edouard Philippe sont dans une impasse idéologique, humaine et historique’, a déclaré à la télévision Mélenchon le 4 décembre. - Vous ne pouvez pas regarder ce mouvement très puissant à travers le seul prisme des dégâts causés par les hooligans de l’Arc de Triomphe. Il a souligné qu’un processus révolutionnaire se développait dans le pays, la révolution civile, lorsque les gens passaient de la nécessité d’abolir la taxe sur les carburants à la revendication de l’adoption d’une nouvelle constitution.

En conséquence, le gouvernement, après une série de réunions avec les chefs de factions parlementaires et même avec des représentants des ’gilets jaunes’, est passé de la menace directe à la tactique de manœuvre. Ils ont même changé le vocabulaire. Le Premier ministre Edouard Phillippe a annoncé mardi 4 décembre l’instauration d’un moratoire sur la croissance des taxes sur les carburants pendant six mois. Cette mesure a été prise pour calmer les participants au mouvement de protestation. Le moratoire est « soutenu » par d’autres mesures visant à réduire les tensions sociales dans le pays. Edouard Philippe a notamment déclaré que cet hiver ’les prix du gaz et de l’électricité ne vont pas augmenter’. En outre, l’introduction de nouvelles mesures techniques de contrôle des voitures a été reportée de six mois.

« Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas entendre la colère de la population », déclara soudain le chef du cabinet. - Je comprends sa force et son sérieux. La source de cette colère est une profonde injustice. ’ Edouard Philippe a également annoncé que du 15 décembre au 1er mars, des ’consultations’ avec des représentants de la société civile et du gouvernement seraient organisées pour débattre du ’nouveau modèle économique et social’.

Si le Premier ministre n’a convaincu personne, deux possibilités se présentent : le remplacer ou dissoudre l’Assemblée nationale et convoquer de nouvelles élections. Ce n’est pas un hasard si l’idée d’un vote de censure envers le gouvernement est de plus en plus discutée au Parlement. Même des adversaires pas trop astucieux comprennent le mouvement politique. Le gouvernement annonce le report de la hausse des prix et des taxes jusqu’à la tenue des élections européennes de mai prochain. Ces élections sont très importantes pour la note d’échec du président Macron, qui, comme il semble à beaucoup de gens, n’est pas encore revenu de son sommet en Argentine. En tout cas, après avoir « admiré » les dégâts au centre de la capitale le 1er décembre, il a évité de trop se montrer.

La décision appartient au peuple !

Il se trouve que l’aggravation de la situation politique dans le pays a coïncidé avec le trente-huitième congrès du Parti communiste français, tenu à Ivry-sur-Seine les 23 et 25 novembre, au cours duquel le nouveau secrétaire national Fabien Roussel a été élu en remplacement de Pierre Laurent, qui est devenu président du conseil national du parti. Les préparatifs du congrès ont pris plus d’un an, il a commencé immédiatement après les élections à l’Assemblée nationale, tenues en juin 2017, un mois après l’élection du président du pays.

Alors que lors de la dernière élection présidentielle, le parti avait soutenu, comme en 2012, à l’apogée du Front de gauche, la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui avait recueilli près de 20% des suffrages au premier tour, lors des élections à l’Assemblée nationale, le PCF présentait le résultat le plus faible dans son histoire - 2,7% et formé avec peine un groupe parlementaire. Une analyse des raisons des échecs du parti, ainsi qu’une stratégie pour l’avenir et les tâches du renouveau, sont devenues des questions majeures de la préparation du congrès.

Lors du congrès, quatre plates-formes ont été développées. À la suite du vote interne des membres du parti, pour la première fois la plate-forme présentée par la haute direction du PCF n’a pas obtenu la majorité et en tête est arrivé le document « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle », rédigé notamment par le président de la faction communiste à l’Assemblée nationale, André Chassaigne. Les auteurs de cette plate-forme prônent la revitalisation du parti. Les résultats du vote ont été confirmés lors du congrès. Le représentant de la plate-forme gagnante, Fabien Roussel, est devenu le nouveau secrétaire national du PCF.

Roussel est né le 16 avril 1969 à Béthune (Pas-de-Calais). Il a grandi au cœur du bassin minier, puis a poursuivi ses études à Champigny-sur-Marne en région parisienne, a rejoint le Mouvement communiste des jeunes (MJCF) et a commencé sa carrière de journaliste, tout d’abord dans L’Humanité, puis comme opérateur sur la chaîne de télévision France 3. En 2007, il dirigeait le département PCF du département de Nord, puis était élu à l’Assemblée nationale. Dès son enfance, il a été plongé dans une atmosphère communiste, et il a été prénommé en l’honneur du colonel Fabien, membre bien connu de la Résistance, communiste. Selon ses déclarations, il souhaite voir un parti renouvelé, caractérisé par un esprit de combat, défendant résolument les intérêts du peuple.

Anna Semionova, docteur en sciences historiques

 

 

LA CGT BRTRAITE BESANCON

Le 17/12/2018

 
 
               
       
 
 
 


RETRAITÉ-ES EN COLÈRE
DÉFENDONS NOS RETRAITES,
DÉFENDONS NOTRE SÉCURITÉ SOCIALE
 
Le 18 décembre sera votée au Parlement la loi retraite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019(PLFSS) :
        Jusqu’à maintenant nos pensions sont le fruit de cotisations sociales versées pendant nos vies actives, revalorisées chaque année selon une règle précise, le salaire moyen ou l’inflation.
        Ce qui est prévu pour l’avenir, si nous nous laissons faire, c’est la suppression de la retraite, de la pension, remplacée par une « allocation sociale » revalorisée ou pas selon « le fait du prince ».
 
La revalorisation de nos pensions actuelles est prévue  de 0,3 % pour 2019/ 2020 alors que les prix continuent d’augmenter, l’inflation est prévue à 1,7%.
        C’est aussi la privatisation de la sécu, car supprimer les cotisations salariales c’est supprimer la sécu, les allocations chômage, les retraites. C’est voler aux salariés une partie de leur salaire, le salaire socialisé. Macron nous reprend d’une main ce qu’il donne de l’autre…
 

Ce qui a diminué le pouvoir d’achat des retraités :
        Le gel des pensions depuis
2014.
La suppression totale de la moitié de la part fiscale pour les personnes vivant seules ayant élevé au moins un enfant.
        La CASA de 0,3 %.
        La CSG nous fera perdre deux mois de pension sur 2018,2019,2020.
        La revalorisation des pensions de 0,3 % alors que l’inflation est annoncée à 1,7 %.
Les retraités sont maltraités et pressurés.
Et pendant ce temps-là les riches s’enrichissent grâce à :
        La suppression de l’ISF impôt sur la fortune soit 4,5 milliards.
        La « flat tax » sur les revenus des actions passe de 45 % à 12,5 %.
        La suppression de « l’exit taxe » qui luttait contre l’évasion fiscale soit 70 milliards d’euros par an.
        La baisse de l’impôt sur les sociétés jusqu’à 25 % en 2022.
        La baisse des cotisations patronales maladie de six points en 2019.
Les riches sont cajolés et s’engraissent.

 

LETTRE DE PATRICK LE HYARIC

Le 15/12/2018

 
Bonjour à chacune et chacun,
 
Cette semaine a malheureusement été endeuillée par le crime terroriste perpétré au marché de Noël de Strasbourg. Il se trouve que c’était la semaine de session plénière du Parlement européen. Je m’y trouvais donc. Après avoir été confiné la quasi-totalité de la nuit de mardi dans l’enceinte du Parlement, j’ai pu partager les paroles et le deuil des habitants. J’avais fait cette petite communication quelques heures après cet attentat.
 
Unité et solidarité
 
« L’infamie criminelle a une nouvelle fois frappé la France. La stupeur et l‘angoisse se sont emparées de tous les français après l’attaque meurtrière au cœur du marché de Noël de Strasbourg. Ville de paix qui s’est construite au travers de si nombreuses et douloureuses épreuves, c’est un symbole de dialogue et de débat à l’échelle européenne et mondiale qui a été frappé par la violence aveugle et fanatique au milieu des familles et des flâneurs. Nous formons le vœu que l’assassin soit au plus vite neutralisé. Nous saluons le travail des forces de l’ordre, des militaires, des pompiers et des personnels de santé mobilisés en cet instant tragique. Dans ces moments douloureux et face à cette menace trop souvent répétée, soyons à la hauteur de l’unité dont nous avons jusqu’ici su faire preuve. Nos pensées endeuillées accompagnent les familles et les proches des trois personnes lâchement assassinées. Nous adressons toute notre solidarité aux treize victimes meurtries dans leur chair. »

Ce nouveau crime abject s’ajoute à ceux qui sont commis chaque jour dans les pays arabes et musulmans.

Il ne doit pas servir au pouvoir pour appeler les mouvements sociaux à baisser pavillon. Ce serait là un drôle de récupération politique. En effet, ce que demandent ces mouvements, ce sont des moyens de mieux vivre, dont des services publics en plus grand nombre et de grande qualité, de l’école à la santé jusqu’aux services de sécurité.
C’est ce que le pouvoir ne veut pas faire, comme l’a montré l’allocution du Président de la République. J’en traite pour partie dans mon éditorial de L’Humanité Dimanche cette semaine. 
 
 
 
Lire mon éditorial de L'Humanité Dimanche

 

IL NOUS MENTENT

Le 15/12/2018


https://youtu.be/FYJ3NUWoOvE


https://youtu.be/FYJ3NUWoOvE
https://youtu.be/FYJ3NUWoOvE

 

Lettre de cuba

Le 13/12/2018


Les nouveautés depuis le 6 décembre 2018

 


La lettre électronique Hebdo de Cubacoopération

Chères amies, chers amis,

Depuis le 6 décembre, Cuba connait une petite révolution avec l’arrivée d’internet sur les mobiles.

C’est grâce au développement sur l’ensemble de l’île d’une technologie assurant un meilleur débit pour la téléphonie mobile, la 3G, que l’opérateur cubain, Empresa de Telecommunicaciones de Cuba, ETECSA, a pu mettre en place cette nouvelle possibilité.

C’était très attendu par beaucoup de cubaines et cubains, et notamment la jeunesse, d’autant que, comme aujourd’hui dans nombre de pays, à Cuba le nombre de possesseurs d’un téléphone mobile et smartphone est bien supérieur aux possesseurs de ligne fixe, avec plus de 5 millions de lignes de mobiles. Et la technologie de téléphonie mobile est plus facile à déployer que de devoir tirer des lignes fixes.

Comme toujours à Cuba, se sont les moyens d’accéder à ces nouvelles technologies qui freinent un développement plus rapide et plus accessible. Et le blocus qu’imposent les Etats-Unis envers Cuba renforce fortement la difficulté et le coût pour les acquérir et donc les mettre à disposition de la population cubaine.

Ainsi il n’y a pas si longtemps, bien que de nombreux câbles de transmission de données contournaient l’île de Cuba, aucun n’y arrivait, et il a fallu qu’un câble tiré depuis le Venezuela, opération d’ailleurs réalisée par un bateau français, désenclave enfin Cuba, qui ne pouvait compter que par liaison satellite, avec un débit très faible.

Contrairement à ce l’on croit parfois les cubains et cubaines sont avides de connaissances et d’échanges grâce à ces nouveaux moyens de communications.

L’université des sciences informatiques (Universidad de las Ciencias Informaticas, UCI) est un centre de recherche universitaire dans la municipalité de Boyeros, à la Havane, qui forme des ingénieurs et des chercheurs de très haut niveau avec pour objectif d’informatiser le pays et développer l’industrie du logiciel. Elle est fréquentée par près de 11 000 étudiants et étudiantes.

Ainsi à Cuba il est développé des outils informatiques qui permettent de s’affranchir de ceux qui inondent le marché, avec des risques de monopole. Et sans le blocus, les ingénieurs et chercheurs cubains pourraient certainement mieux partager leur savoir faire dans ce domaine.

Le nouveau président, Miguel Diaz Canel a récemment déclaré devant les membres de l’Union des Informaticiens de Cuba (UIC), en congrès, que le processus d’informatisation de la société cubaine est une priorité de l’Etat Cubain. Les objectifs majeurs sont le développement d’un gouvernement électronique et le développement du commerce électronique.

Lui-même s’est créé un compte twitter, avec lequel il communique, sans en abuser, et a encouragé tous les ministres à faire de même.

Les municipalités et les provinces ont développé des sites qui permettent de s’informer et de communiquer avec les responsables.

Pour les citoyennes et les citoyens de Cuba, la demande est forte, sachant que le coût des abonnements et des communications est un frein en étant encore trop élevé, même si ETECSA, l’opérateur, diminue régulièrement ses tarifs, ou lance des promotions qui diminuent le coût.

Notre association, Cuba Coopération France, envoie régulièrement des ordinateurs et du matériel informatique, « trop vieux » chez nous, pour les aider, et grâce à l’ingéniosité et au savoir faire cubain, ceux-ci reprennent vie et rendent de nombreux services.

Je vous laisse découvrir les nombreux articles publiés sur notre site et vous en souhaite une bonne lecture.

Michel Humbert,
Vice président de Cuba Coopération France

 

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