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:lettre de cuba

Le 22/07/2021

 
Ne pas perdre le fil !

Chères amies, Chers amis,

La situation actuelle à Cuba, les évènements de ces derniers jours sont commentés chaque semaine sur notre site. Je n’y reviendrais donc pas longuement sinon pour vous appeler, comme nous l’avons fait dans le communiqué publié ce 20 juillet, à vous joindre aux différentes actions décidées par les associations amis de Cuba. J’ajoute qu’au-delà de ces actions, indispensables pour informer largement sur la politique génocidaire des États-Unis et pour intervenir pour la faire cesser, nous souhaitons ne pas nous en tenir à cela.

Nombreux sont nos concitoyens qui désirent apporter leur soutien concret à ce peuple héroïque, qui vit d’énormes souffrances. Ils peuvent, vous pouvez le faire en participant au financement du projet pour la souveraineté alimentaire que nous menons à bien avec nos amis cubains. Pour cela, rendez-vous sur l’article de notre site qui vous apporte les informations sur son objet et vous donne les précisions pour vous permettre de verser votre contribution financière en cliquant ici : Participez au financement pour la Souveraineté alimentaire

Depuis bientôt un mois, vous recevez, chaque jeudi, notre Lettre Hebdomadaire, nouvelle formule. Nous souhaitons qu’elle contribue toujours mieux à participer à la mise en œuvre des deux objectifs principaux de notre association : faire connaître la réalité cubaine, sous tous ses aspects, et rendre compte de l’activité de notre association, de ses projets, afin de permettre que ceux-ci, avec votre participation, soient les plus efficaces possibles au bénéfice de la coopération et de l’amélioration de la vie des populations cubaines concernées. Notre expérience de plus d’un quart de siècle est là pour en témoigner.

L’amélioration de la lisibilité de notre site, de notre Lettre, leurs nouvelles fonctionnalités, sont l’œuvre d’un ensemble de militants de notre association : Paula, Agnès, Josiane, Michel, Philippe, Alain, Gérard, Louis, Victor notre Président et moi-même. Qu’ils en soient remerciés. Mais le travail se poursuit afin de parfaire l’objet et de lui assurer, chaque jour, sa fonction, son utilité. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques, critiques, propositions, elles seront les bienvenues.

Pour celles et ceux qui ont la possibilité et la chance de pouvoir prendre quelques jours de repos, nous souhaitons qu’ils soient les plus agréables possibles et nous vous donnons rendez-vous à la semaine prochaine.

Bien cordialement,

Roger Grevoul ,

Président Fondateur de Cuba Coopération France
Responsable politique du site internet et de la Lettre Hebdomadaire

 

:ettre de cuba

Le 15/07/2021

 
A bas le blocus !

A bas le blocus !

C’est le slogan que nous pourrions crier avec force pour soutenir Cuba.

Ce dimanche 11 juillet, des personnes ont manifesté à Cuba pour exprimer un mécontentement face aux difficultés vécues.

Mais si certaines étaient sincères dans leur expression, d’autres téléguidées par le puissant voisin états-uniens ont voulu en faire une manifestation contre les institutions et le gouvernement de Cuba.

Les médias occidentaux et les réseaux sociaux, bien alimentés pour propager des contre-vérités sur Cuba, n’ont retenu que les cris de quelques uns qui clamaient : « A bas la dictature ! ».

Avec même des manipulations grossières montrant une manifestation comme étant à La Havane alors que c’était à Buenos Aires après la victoire de l’Argentine contre le Brésil dans la Copa America de football !

Le Président Miguel Diaz-Canel s’est aussitôt rendu sur place, à San Antonio de Los Baños au sud de La Havane, pour dialoguer avec ces manifestants, et échanger sur les causes réelles des difficultés rencontrées.

Il a aussi appelé les cubaines et cubains à descendre dans la rue pour contrer cette manipulation et défendre leurs acquis et la Révolution, ce qu’ils et elles ont fait en très grand nombre, ne voulant pas laisser la rue à ces soi-disant contre-révolutionnaires, dont certains, des délinquants, en ont profité pour dévaster et piller des magasins…

Le Président s’est ensuite exprimé à la télévision pour détailler cet événement et expliquer qu’il comprenait les problèmes rencontrés par la population, mais que c’est bien tous ensemble qu’ils pourront en venir à bout.

Cuba doit faire face au renforcement du blocus imposé par les Etats-Unis, qui bloque l’approvisionnement en nourriture, en médicaments, en matériels pour réparer les centrales électriques, et en carburant pour les faire fonctionner, entrainant des coupures d’électricité.

Les freins aux exportations et la chute du tourisme causée par la pandémie entrainent une importante baisse de liquidités pour acquérir les biens nécessaires afin de satisfaire les besoins des habitants.

L’objectif du blocus est bien d’asphyxier l’économie cubaine pour ensuite faire se révolter la population contre ses gouvernants.

Le Président a lancé un défi aux Etats-Unis qui voulait leur donner des leçons de modération sur le maintien de l’ordre publique : « Levez le blocus et vous verrez de quoi est capable le peuple cubain ! ».

Pour faire face à la pandémie du covid-19, et malgré ces difficultés, Cuba a pu développer 5 vaccins, sachant que l’ile n’aurait pas les moyens d’en acquérir, ou qu’on ne lui en vendrait pas.. L’un d’eux, Abdala, vient de recevoir la validation officielle, et l’objectif est d’avoir, d’ici fin août, vacciné 70% de la population, ce qui est unique en Amérique Latine, si ce n’est dans le monde.

Nous devons encore plus être au côté de Cuba et de ses habitants pour apporter notre aide et les accompagner pour sortir de cette situation.

Bonne lecture des nombreux articles de notre nouveau site qui relatent la réalité cubaine.

Michel Humbert ,

 

premiere femme cosmonaute

Le 10/07/2021

Valentina Terechkova

 
 
 
Valentina Vladimirovna Terechkova
Cosmonaute et femme politique
Valentina Terechkova et Valeri Bykovski préparent leurs vols respectifs en 1963.
Valentina Terechkova et Valeri Bykovski préparent leurs vols respectifs en 1963.

Nationalité Drapeau de l'URSS Soviétique (de 1937 à 1991)
Drapeau de la Russie Russe (à compter de 1992)
Sélection Premier groupe de femmes cosmonautes
Naissance 6 mars 1937 (84 ans)
Maslennikovooblast de Iaroslavl
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Occupation précédente Membre du Soviet suprême de l'Union soviétique (1966-1974)
membre du Comité central du Parti (1969 à 1991)
membre du Præsidium du Soviet suprême (1974-1989)
Occupation actuelle Députée de la Douma (2011-)
Grade Major général dans l'Armée de l'air soviétique
Durée cumulée des missions 2 jours et 23 heures
Mission(s) Vostok 6
modifier Consultez la documentation du modèle

Valentina Vladimirovna Terechkova (en russe : Валентина Владимировна Терешкова, /vɐlʲɪnʲˈtʲinə vlɐˈdʲimʲɪrəvnə tʲɪrʲɪʂˈkovə/ Écouter), née le 6 mars 1937 à Maslennikovo (raïon de Toutaïev dans l'oblast de Iaroslavl), est la première femme à effectuer un vol dans l'espace.

Seule à bord de son vaisseau spatial Vostok 6 qui décolle le 16 juin 1963 du cosmodrome de Baïkonour, elle passa près de trois jours en orbite basse dans le cadre d'un vol conjoint avec Valeri Bykovski lancé de son côté à bord du vaisseau Vostok 5 deux jours auparavant.

Ces deux missions marquent la fin du programme Vostok qui permit à l'Union Soviétique de montrer une supériorité apparente dans la course à l'espace qui l'opposait à cette époque aux États-Unis. Le vol de Terechkova eut un retentissement international et par la suite, ardente communiste, elle sera utilisée comme porte-drapeau du régime soviétique et symbole de la libération de la femme dans le monde socialiste. Valentina Terechkova ne revolera plus malgré son désir. Elle poursuivit à partir de 1966 une carrière politique. Jusqu'à la dissolution de l'Union Soviétique elle fut membre des plus hautes instances politiques du pays. Depuis 2011, elle siège à la Douma de Russie sous l'étiquette du parti du président Vladimir PoutineRussie unie, en tant que représentante de la circonscription de Iaroslavl.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et début de vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Valentina Terechkova nait le 6 mars 1937 dans le village de Maslennikovo (Oblast de Iaroslavl) situé au bord du fleuve Volga à 270 kilomètres au nord-est de Moscou (Russie). Ses parents se sont installés là après avoir quitté la Biélorussie. Son père Vladimir Terechkova est conducteur de tracteur dans une ferme collective. En septembre 1939, l'Union soviétique tente d'envahir la Finlande (Guerre d'Hiver), mais, malgré la petite taille de son opposant, subit d'importants revers. Vladimir qui a été enrôlé est tué quatre mois plus tard aux commandes de son char au cours de combats qui ont lieu en Carélie occidentale. La mère de Valentina, Elena Fiodorovna Terechkova, déménage alors avec ses trois enfants à Iaroslavl où elle trouve un emploi dans la filature de coton locale. Valentina Terechkova est scolarisée de 10 à 17 ans. Lorsqu'elle quitte l'école, elle commence par travailler dans une usine de pneumatiques avant de devenir ouvrière dans la filature qui emploie déjà sa mère et sa sœur. Elle suit en parallèle des cours par correspondance à l’École technique de l'industrie légère et obtiendra un diplôme en 19601.

Terechkova rejoint l'aéro-club de Iaroslavl pour pratiquer le parachutisme et elle effectue son premier saut libre en mai 1959 alors qu'elle a 22 ans. Dans un premier temps, elle s'entraîne sans en parler à sa mère. Elle atteint en deux ans un niveau excellent qui lui permet de devenir à son tour instructrice. À la même époque, elle adhère au Komsomol, l'organisation de la jeunesse du parti communiste soviétique. Ardente communiste, elle est nommée secrétaire de la cellule de Iaroslavl de cette organisation en 1960 et 1961. Elle adhère au parti communiste en 19622.

Première femme cosmonaute[modifier | modifier le code]

Première sélection[modifier | modifier le code]

Terechkova est enthousiasmée lorsqu'elle apprend l'exploit de son compatriote Youri Gagarine, premier homme à avoir volé dans l'espace au cours de la mission Vostok 1 qui a eu lieu le 12 avril 1961. Elle rêve de voler également. L'exemple de Gagarine a suscité de nombreuses vocations et le responsable de l'entraînement des astronautes, le lieutenant général Nikolaï Kamanine, reçoit de nombreuses candidatures spontanées dont celles de quelques femmes. Il propose à ses supérieurs de réaliser une mission emportant une femme cosmonaute car, explique-t-il, il n'est pas question que la première femme dans l'espace soit une Américaine. Sa proposition est examinée par le Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique et celui-ci donne son accord. Mais les membres du comité sont conscients que le nombre de femmes pilotes (critère de recrutement retenu pour les cosmonautes hommes) est trop réduit pour en faire un critère de sélection. Celui-ci est remplacé par la pratique du parachutisme. Le vol du deuxième cosmonaute Guerman Titov, à bord de Vostok 2 a lieu le 6 août 1961 et immédiatement après le Comité central donne son accord au ministère de la Défense pour que celui-ci recrute en 1962 60 nouveaux cosmonautes dont six femmes. Le colonel Ovenko de l'Armée de l'Air est chargé de la première sélection. Il utilise les listes des membres des aéroclubs pour identifier 58 personnes répondant aux critères fixés (une parachutiste de moins de 30 ans, mesurant moins de 170 cm et pesant moins de 70 kg) sur les 400 personnes dont le profil est examiné. Le cas de Terechkova est étudié mais, dans un premier temps, elle ne fait pas partie des favorites. Heureusement pour elle, le critère idéologique - la candidate doit être membre des jeunesses communistes ou du parti - et son origine prolétarienne la placent en bonne position. Elle est convoquée à Moscou en janvier 1962 pour y passer une série d'examens et d'interviews3,4. La sélection se déroule à l'Institut de recherche scientifique en médecine aérospatiale (TsNIAG) situé dans la banlieue de Moscou. Elle fait partie des cinq femmes retenues. Les quatre autres candidates sélectionnées de ce premier groupe de femmes cosmonautes sont5 :

  • Zhanna Yorkina, née à Riazan et âgée de 23 ans, est professeure d'anglais. Comme tous ses collègues, c'est une parachutiste confirmée ;
  • Tatiana Kouznetsova, née à Gorki et âgée de 20 ans, est la plus jeune personne ayant été jamais retenue pour être cosmonaute. Elle détient plusieurs records mondiaux de parachutisme et travaille au département de mathématiques appliquées de l'Académie des sciences ;
  • Valentina Ponomariova, née à Moscou et âgée de 29 ans, est la seule à avoir piloté un avion. Elle est une parachutiste expérimentée et travaille à l'Institut des hautes études de mathématiques. Parmi le groupe des cinq sélectionnées, c'est la seule à être mariée et elle a un enfant ;
  • Irina Soloviova, née à Kireïevsk et âgée de 25 ans, fait partie de l'équipe nationale de parachutisme de l'Union soviétique et elle détient plusieurs recordsNote 1,6.
 
Terechkova avec Valeri Bykovski après le retour sur Terre en juin 1963.

Entraînement[modifier | modifier le code]

 
Les six cosmonautes des missions du programme Vostok : Pavel PopovitchYouri Gagarine, Valentina Terechkova, Andrian NikolaïevValeri Bykovski et Guerman Titov.

Lorsque le groupe des cinq apprenties cosmonautes, dont Terechkova, arrive en mars 1962 au centre d'entraînement dans la banlieue de Moscou, elles se retrouvent dans une unité militaire qui, avec ses procédures et sa discipline, leur est totalement étrangère. Certains de leurs collègues masculins, notamment Guerman Titov, expriment leur scepticisme quant à leurs capacités. Dans un premier temps, elles forment un groupe soudé pour faire front dans cet environnement auquel elles sont peu préparées7.

Terechkova et ses collègues commencent à suivre une succession d'entraînements destinés à les préparer aux conditions les plus extrêmes qu'elles sont susceptibles de rencontrer au cours de leur mission spatiale. Elles doivent effectuer des tâches complexes dans une pièce dont la température a été portée à des températures élevées, s'entraîner en centrifugeuse pour résister aux accélérations qu'elles subiront au lancement et au retour sur Terre et séjourner plusieurs jours dans une pièce où elles sont complètement coupées du monde extérieur pour tester leur résistance psychique (au cours de cette épreuve Terechkova récite à voix haute des poèmes de Pouchkine). Elles reçoivent une formation de base sur l'instrumentation de cockpit à bord d'un biturbopropulseur Illouchine 14 puis à bord d'un chasseur biplace MiG-15 et se familiarisent avec les commandes de vol sans toutefois piloter. Terechkova effectue 23 vols cumulant un total de près de 16 heures. Elles s'entraînent également à sauter en parachute au-dessus de la Mer Noire équipées d'une lourde combinaison spatiale avec le matériel de survie (plus de 130 kg en tout) afin de simuler la phase de fin de mission (les cosmonautes n'atterrissaient pas dans leur capsule mais s'éjectaient de celle-ci à haute altitude avant de descendre sous un parachute)8.

Les cinq femmes rencontrent brièvement le mystérieux responsable du programme spatial soviétique Sergueï KorolevNote 2. Contrairement à ce que craignait Terechkova, il se comporte de manière ouverte et simple tout en démontrant qu'il connait très bien leurs parcours respectifs. Tous leurs collègues masculins étant militaires de carrière dans l'Armée de l'Air, les cinq femmes sont également incorporées dans ce corps de l'armée soviétique. Fin 1962 elles reçoivent toutes le grade de sous-lieutenant. Terechkova et ses quatre camarades suivent par ailleurs des cours théoriques portant sur les techniques spatiales, la navigation astronomique et les spécifications des engins spatiaux utilisés. Gagarine, qui joue un rôle central dans l'entraînement, ne tarit pas d'éloges au sujet de Terechkova qu'il trouve très douée aussi bien dans l'entraînement au vol que dans les disciplines théoriques. Sa stature fragile masque, selon lui, une grande force de caractère qui s'accompagne d'une grande modestie8.

Sélection finale[modifier | modifier le code]

Les responsables politiques soviétiques envisagent de lancer deux vaisseaux simultanément reproduisant le vol conjoint de Vostok 3 et Vostok 4 réalisé en aout 1962. Vostok 5 sera lancé en premier puis Vostok 6 emportant la candidate qui aura été sélectionnée. Kouznietsova et Yorkina, qui ont démontré certaines faiblesses au cours de l'entraînement, sont éliminées de la course pour cette première mission mais restent dans le corps des cosmonautes. Les trois candidates restantes - Soloviova, Ponomariova et Terechkova - s'entraînent désormais avec les deux candidats masculins proposés pour la mission Vostok 5 : Valeri Bykovski et Boris Volynov. Les trois femmes passent leur examen final à la fin de l'année 1962. Ponomariova est la mieux notée aussi bien au niveau pratique que théorique mais l'idéologie joue un rôle important dans le processus de sélection. Le responsable du centre d'entraînement Nikolaï Kamanine, un communiste zélé, critique son franc-parler, son caractère indépendant et la trouve trop sûre d'elle. Selon Kamanine, Soloviova, quant à elle, a des résultats corrects aussi bien sur les sujets théoriques que pratiques, mais est trop sûre d'elle, a un caractère solitaire et s'investit peu dans les tâches sociales. La préférée de Kamanine est Terechkova, qu'il qualifie de Gagarine en jupon, car elle a d'excellents résultats à ses tests mais est également un modèle de "bonnes manières". Kamanine propose de sélectionner Terechkova avec comme remplaçante Soloviova. À la suite de cet examen final, les candidates sont envoyées deux mois dans une station située dans l'Oural pour reprendre des forces9,10.

Les responsables politiques hésitent entre plusieurs scénarios pour les deux vols programmés. Ils envisagent d'envoyer une femme dans chaque vaisseau. Au cours d'une réunion du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique, qui a lieu le 21 mars 1963, ils tranchent pour un vol mixte. La sélection des candidats est décidée par la Commission d'État qui se réunit le 11 mai et dont les conclusions sont confirmées le 4 juin. Le choix de la cosmonaute est fortement débattu. Keldysh et le maéchal Roudenko qui représentent l'Académie des sciences soutiennent la candidature de Ponomariova tandis que Gagarine, Korolev, Tiouline et Mrykine sont en faveur de Terechkova. Finalement, celle-ci est sélectionnée avec comme remplaçantes Soloviova et Ponomariova. L'homologue masculin de Terechkova est Bykovski qui a pour remplaçant Volynov11,12.

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

 
Capsule de la mission Vostok 6.

Le premier des deux vaisseaux, Vostok 5, emportant Valeri Bykovski, décolle du cosmodrome de Baïkonour le 14 juin 1963 après plusieurs problèmes de mise au point qui retardent le départ de plusieurs heures. Terechkova assiste au décollage depuis un immeuble voisin puis félicite par radio son camarade une fois celui-ci en orbite. Alors que Bykovski tourne toujours autour de la Terre, elle décolle à son tour à bord de Vostok 6 deux jours plus tard, le 16 juin à 12 h 29 heure locale. Son indicatif radio est Tchaïka (mouette en russe), un surnom qui continuera d'être utilisé longtemps après son vol. L'indicatif radio de Bykovski est Iastreb (faucon en russe). Le décollage se déroule de manière nominale. Le vaisseau circule sur une orbite de 180,9 × 231,1 km avec une inclinaison orbitale de 64,95°. Le plan orbital fait un angle de 30° avec celui du vaisseau de Bykovski si bien que les deux vaisseaux ne sont proches que deux fois par orbite durant quelques minutes. Le vol est annoncé par les autorités soviétiques avec un flot de propagande liant le vol de la première femme dans l'espace aux progrès inévitables du socialisme. Peu de journalistes occidentaux comprennent qu'il s'agit pour l'essentiel d'un exercice de propagande. Terechkova, une fois en orbite, est émerveillée par la beauté de la Terre vue de l'espace. Une liaison radio est établie avec Bykovski et les deux cosmonautes échangent des informations sur leurs vols respectifs. Une caméra de télévision a été installée dans les deux capsules et les images diffusées dans le monde entier montrent une Terechkova souriante tandis qu'un crayon et un carnet flottent devant elle. Les télémesures transmises par le vaisseau sont bonnes et Terechkova ne semble pas souffrir du mal de l'espace. Mais, en réalité, durant les premières orbites, elle ressent les mêmes symptômes que Guerman Titov qui avait été fortement handicapé par ce problème durant sa mission. Toutefois, Terechkova parvient apparemment à surmonter son mal au bout de quelque temps. « Nous avons commencé avec Bykovski notre vol cosmique jumelé. Une liaison sûre par radio a été établie entre nos vaisseaux cosmiques. Nous naviguons à une distance rapprochée, tous nos systèmes de nos vaisseaux fonctionnent normalement. Nous nous portons bien »13. Durant sa quatrième orbite, le dirigeant de l'Union soviétique, Nikita Khrouchtchev échange avec elle quelques propos légers par radio en la félicitant et en lui souhaitant une bonne fin de mission : « On vous appelle "Mouette", mais permettez-moi de vous appeler Valia, Valentina. Je suis très heureux, et je suis fier, paternellement, qu'une fille de chez nous, une jeune fille du pays des soviets soit la première à voler dans l'espace en possession des moyens techniques les plus perfectionnés »13. La presse occidentale a été informée de l'événement, mais elle dispose de très peu d'informations et elle en est réduite à spéculer sur l'objectif et le déroulement des deux missions soviétiques. Le secret entourant le programme spatial soviétique s'étend même aux plus proches parents des personnes directement impliquées dans le programme. La mère de Terechkova est persuadée que les activités de sa fille à Moscou sont liées à sa passion pour le parachutisme. Elle apprend ainsi avec stupeur en écoutant un message que Valentina lui a plus particulièrement adressé par radio depuis son vaisseau, que celle-ci est la première femme à voler dans l'espace. Elle en voudra longtemps à sa fille de lui avoir menti pour ne pas enfreindre les consignes du secret14,15.

Le deuxième jour du vol, les contrôleurs au sol s'inquiètent. Bien qu'elle continue aujourd'hui d'affirmer le contraire, Terechkova présente les symptômes du mal de l'espace. Sur les images retransmises par la caméra embarquée, elle semble manifestement affaiblie et fatiguée. Plus grave, elle ne parvient pas à réaliser l'exercice consistant à modifier l'orientation du vaisseau à l'aide de commandes manuelles. Or cette manœuvre est la seule solution de secours pour déclencher la rentrée atmosphérique et le retour sur Terre en cas de défaillance des automatismes. Le lendemain, dernier jour de son vol, elle effectue finalement l'exercice qu'elle n'avait pas réalisé la veilleNote 3,16. Alors que le vaisseau boucle sa 48e orbite, les équipements déclenchent automatiquement le changement d'orientation du vaisseau puis la mise à feu des rétrofusées qui le ralentissent entraînant la rentrée dans l'atmosphère. Une fois le vaisseau suffisamment ralenti, il déploie un parachute. Arrivé à sept kilomètres d'altitude, des boulons explosifs déclenchent l'expulsion de l'écoutille située au-dessus de la tête de Terechkova et deux secondes plus tard le siège éjectable est catapulté par des charges pyrotechniques à l'extérieur de la cabine avec la cosmonaute sanglée dans celui-ciNote 4. À 4 kilomètres d'altitude, le siège est à son tour largué et Terechkova poursuit sa descente sous un parachute distinct. Sous elle, se trouve un grand champ bordé par un lac. Elle craint à un moment de se poser dans l'eau mais des vents soutenus l'éloignent finalement du lac. Enfreignant les consignes, elle lève la tête pour observer la canopée de son parachute et reçoit sur le visage un débris de métal qui lui laisse une coupure sur le nez. Finalement, elle atterrit à 11h20 (heure de Moscou) dans un champ de blé situé dans le sud de l'Oural, à 700 kilomètres au nord-est de la ville de Karaganda. Son vol a duré 70 heures et 43 minutes. Bykovski, à bord de Vostok 5, atterrit trois heures après Terechkova. Il établit un nouveau record d'endurance en ayant séjourné 118 heures et 57 minutes en orbite. Son vol a été émaillé d'incidents et comme Gagarine et Titov, au moment de la rentrée dans l'atmosphère, le module de service ne s'est pas détaché immédiatement, comme prévu, du module de descente. L'ensemble s'est mis en rotation jusqu'à ce que la chaleur fasse fondre les câbles solidarisant les deux modules17.

Des ouvriers d'une ferme collective proche ont observé fascinés la descente du vaisseau, du siège éjectable et de Terechkova vers le sol. Ils s'approchent de cette dernière et sont rejoints peu après par des ouvriers qui étaient en train de construire un pont sur une rivière située à proximité. Terechkova, qui a enfilé un survêtement plus confortable, rassemble sa combinaison spatiale, le parachute et le siège éjectable et tente d'amener le tout près du vaisseau qui s'est posé environ 300 mètres plus loin. Les ouvriers agricoles qui l'ont rejoint l'aident en portant le siège. Elle se fait ensuite transporter au village le plus proche pour téléphoner aux autorités et leur indiquer son lieu d'arrivée. Elle parvient à contacter Khrouchtchev à qui elle fait un bref résumé de sa situation, puis elle est ramenée près de son vaisseau. Un peu plus d'une heure après son atterrissage, une équipe médicale est parachutée depuis un petit avion et la rejoint. Terechkova est en bonne santé. Elle a même mangé le pain et le sel qui lui ont été offerts comme le veut la tradition russe lorsqu'on a un invité. Elle a également consommé du fromage fermenté, des gâteaux et du lait que lui ont donné les travailleurs. En échange elle leur a cédé la nourriture stockée dans son vaisseau qui lui restait. L'équipe médicale, qui comptait examiner sa condition physique immédiatement après son vol en prenant en compte ce qu'elle avait pu consommer dans l'espace, lui reprochera par la suite ces deux actes18.

Elle devient ainsi la première femme à voler dans l'espace et reste à ce jour la seule femme ayant voyagé en solitaire dans l’espace, ainsi que la plus jeune cosmonaute19. La deuxième femme, Svetlana Savitskaïa — également Soviétique —, suivra 19 ans plus tard, et la première Américaine, Sally Ride, 20 ans plus tard19.

Triomphe officiel et critiques internes[modifier | modifier le code]

 
Terechkova, avec le dirigeant de l'Union soviétique Nikita Khrouchtchev et les cosmonautes Popovitch et Gagarine lors de la cérémonie donnée peu après son retour sur Terre sur la Place Rouge le 22 juin 1963.

Peu après son atterrissage, Terechkova est rapatriée sur Moscou où l'attend une réception triomphale. Accompagnée de Valeri Bykovski, elle participe à une cérémonie officielle donnée en leur honneur sur la place Rouge. La foule ovationne les deux cosmonautes et applaudit lorsque le dirigeant soviétique Khrouchtchev, joueur, pousse Andrian Nikolaïev dans les bras de Terechkova avec qui l'astronaute avait noué une relation d'amitié avant son vol. Terechkova et Bykovski se voient attribuer les deux plus hautes récompenses du pays : ils se voient décerner le titre de Héros de l'Union soviétique et reçoivent l'Ordre de Lénine20.

Mais les rapports sur les performances de Terechkova durant son vol sont tous négatifs. Le responsable de l'entraînement des cosmonautes, Nikolaï Kamanine, note que Terechkova s'est rapidement fatiguée, a peu mangé et a dormi beaucoup. Sa capacité de travail a été inférieure à ce qui était attendu. À plusieurs reprises durant le vol elle n'a pas effectué les tâches prévues, notamment durant la phase finale où elle devait commenter le fonctionnement du système de contrôle d'attitude et indiquer ses sensations durant la rentrée atmosphérique. Le responsable médical indique dans son rapport que Terechkova a été malade durant les 32e et 42e orbite, que son appétit a diminué, qu'elle a vomi et que son activité cardiaque s'est ralentie. Boris Tchertok, adjoint de Korolev et responsable du système de contrôle d'attitude, veut déterminer pour quelle raison Terechkova n'a pas pu utiliser les commandes manuelles. Est-ce qu'il fallait être un pilote pour y arriver ? Une réunion informelle est organisée entre l'équipe d'ingénieurs de Tchertok et Terechkova pour tirer la question au clair. Mais Korolev l'interrompt dès le début et demande un entretien en tête-à-tête de 10 minutes avec la cosmonaute. Celui-ci dure 30 minutes et lorsque Terechkova réapparaît quelques minutes après le départ de Korolev, elle a les yeux larmoyants et est visiblement abattue. Tchertok, conscient qu'il n'obtiendra pas les informations attendues, renonce à poursuivre la réunion. Korolev notera par la suite que Soloviova et Ponomariova étaient bien mieux préparées pour ce vol, mais qu'aucune de ces deux femmes ne pouvait égaler Terechkova quand il s'agissait d'influencer les foules, de susciter les sympathies et de se produire devant une audience. Et c'est pour cette raison qu'elle avait été la première femme à voler dans l'espace. Terechkova niera toutes ces critiques et indiquera qu'elle a effectivement ressenti de la fatigue durant la mission mais qu'elle n'aurait pu remplir son programme si elle avait été malade21,22. Sans nier que la mission de Terechkova est loin d'être le succès triomphal officiel, Asif A. Siddiqi, chroniqueur du programme spatial soviétique, attribue en partie ces appréciations critiques à la misogynie ambiante. Guerman Titov, qui avait été également fortement handicapé par le mal de l'espace durant sa mission, n'avait pas été pour autant blâmé par Korolev et Kamanine23.

  • Terechkova en tournée
  • Terechkova photographiée par Max Alpert (1963) durant le Congrès mondial des femmes le 25 juin 1963.

  •  
  • Terechkova en visite dans une usine de Lvov en 1967.

  •  
  • Terechkova et Gagarine en visite au Tiergarten de Berlin en octobre 1963.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Vie postérieure[modifier | modifier le code]

Symbole de l'égalité entre les hommes et les femmes[modifier | modifier le code]

 
Terechkova et Angela Davis durant une manifestation sportive en Allemagne de l'Est (1973).

Après ce vol, Terechkova enchaîne les visites en Union Soviétique et dans le monde entier. Elle effectue pas moins de 43 tournées à l'étranger entre 1963 et 1970, dont une en France du 10 au 22 mai 1965 en compagnie de Nikolaïev24. En 1966, elle devient membre du Conseil mondial de la paix, une organisation internationale contrôlée par l'Union Soviétique et militant pour la paix tout en diabolisant les pays occidentaux. Elle est le représentant de l'Union Soviétique à l'Année internationale des femmes qui a lieu à Mexico en 1975. Le 7 février 2014, elle est une des quatre femmes qui, avec quatre hommes, portent le drapeau olympique lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi.

Fin de la carrière de cosmonaute[modifier | modifier le code]

Bien que devenue mère en juin 1964 et malgré ses nombreuses tournées à l'étranger et en Union soviétique, Terechkova veut poursuivre sa carrière de cosmonaute. Dans ce but elle suit un cycle de formation à l'Académie des ingénieurs de l'Armée de l'air Joukovski. En 1967, alors que des rumeurs sur l'envoi de Soviétiques sur la Lune deviennent plus insistantes, elle annonce lors d'une visite à Cuba, qu'une équipe de cosmonautes, dirigée par Gagarine, s'entraîne effectivement dans ce but et qu'elle en fait partie. Des années plus tard, la liste des cosmonautes à l'entraînement sera dévoilée et Terechkova n'y figure pas. La mort de Youri Gagarine, le 27 mars 1968, au cours d'un vol d'entraînement sur un chasseur Mig, la secoue fortement car elle le considérait pratiquement comme un frère. Les responsables soviétiques, qui ne souhaitent pas perdre un autre symbole des triomphes de l'astronautique soviétique, font pression pour qu'elle ne prenne plus de risques et elle n'est plus autorisée à pratiquer le parachutisme et le pilotage25.

En 1968, le corps des femmes cosmonautes est dissous. Plus aucune Soviétique n'ira dans l'espace jusqu'au vol de Svetlana Savitskaïa en 1982. Lorsque la carrière de cosmonaute est de nouveau ouverte aux femmes en 1978, Terechkova passe avec succès les examens médicaux pour être qualifiée. Elle ne revolera pas mais occupera par la suite un poste d'instructeur au Centre d'entraînement des cosmonautes Youri-Gagarine. En 1969, elle obtient son diplôme d’ingénieur en aéronautique. En avril 1977, elle décroche un doctorat en ingénierie aéronautique. En 1976, elle est nommée colonel des forces aériennes soviétiques. En mai 1995 elle est promue au rang honoraire de major général des forces de réserve et en avril 1997, ayant atteint l'âge de 60 ans elle est mise automatiquement à la retraite de son poste dans l'armée26.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

 
Dmitri Medvedev décerne l'Ordre de l'amitié à Valentina Terechkova le 12 avril 2011.

Terechkova occupe des postes dans les plus importantes instances politiques du pays à compter de 1966 jusqu'à la fin de l'Union soviétique : elle est membre de l'assemblée législative du Soviet suprême de l'Union soviétique de 1966 à 1974, membre du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique (exécutif) de 1969 à 1991 et membre du Præsidium du Soviet suprême de 1974 à 1989. En 2003, elle est candidat député à la Douma de Russie (assemblée nationale) sur la liste du parti russe de la Vie mais celui-ci n'atteint pas le quorum lui permettant d'être représenté. Entre 2008 et 2011, elle est députée à la Douma régionale de Iaroslavl sur la liste du parti Russie unie de Vladimir Poutine et vice-présidente de cette assemblée. En 2011, elle est élue à la Douma de Russie (assemblée nationale) comme représentante de Iaroslavl sous l'enseigne du parti Russie Unie. Elle y est réélue en 2016 comme députée représentant la circonscription de IaroslavlIvanovoKostroma et Tver sur la liste du parti Russie Unie.

Le 10 mars 2020, lors d’un discours à la Douma, elle plaide pour une modification de la constitution russe ayant pour objet d’accroître le nombre de mandats que peut exercer un Président de la Russie. L’opposition russe estime que cette modification a pour objet de permettre à Vladimir Poutine de rester à la tête du pays jusqu’en 203627.

Vie privée[modifier | modifier le code]

 
Mariage de Tereshkova et Andrian Nikolaïev le 3 novembre 1963.

Terechkova épouse le cosmonaute Andrian Nikolaïev, le 3 novembre 1963, en présence des principaux dirigeants du pays. Cette union a été encouragée par les responsables du programme spatial soviétique qui veulent offrir un conte de fées au pays. Les correspondants de presse étrangers sont invités à la réception organisée pour le mariage par les responsables soviétiques, une première dans l'histoire de l'URSS. Sont également présents, Khrouchtchev, qui a offert en cadeau de mariage un appartement de sept pièces situé dans le quartier hébergeant l'élite du régime, ainsi que les deux principaux responsables du programme spatial soviétique, Korolev et le spécialiste de la motorisation Valentin Glouchko. Leur rôle réel est tu par les autorités (dans la presse soviétique Korolev était uniquement désigné sous l'appellation Grand Concepteur ou Chef théoricien avec des majuscules) mais le correspondant du New York Times parvient la semaine suivante à identifier leur rôle grâce aux données officieuses collectées28. Terechkova donne naissance le 8 juin 1964 à une petite fille, Elena, devenue médecin par la suite et qui est le premier enfant né de parents ayant tous deux volé dans l'espace. Le couple se sépare peu après et divorce en 1982. Elle se remarie par la suite avec un chirurgien qu'elle a rencontré à la Cité des Étoiles29.

L'attentat contre Brejnev[modifier | modifier le code]

Le 22 janvier 1969, Terechkova se rend au Kremlin pour une cérémonie officielle. Terechkova se tient avec les cosmonautes LeonovBeregovoï et Nikolaïev dans une ZIL 111 décapotable à l'avant d'un convoi de limousines fermées. Ils saluent la dense foule qui s'est rassemblée sur leur passage lorsqu'un homme, croyant avoir affaire au premier secrétaire Léonid Brejnev, ouvre le feu à huit reprises sur la décapotable alors que celle-ci s'approche de la porte Borovitski qui marque l'entrée du Kremlin. Le chauffeur est tué mais Terechkova comme ses collègues ne sont pas touchés. Cet attentat contre Brejnev avait été perpétré par un lieutenant qui, par la suite, fut déclaré fou et placé en hôpital psychiatrique. L'événement fut pratiquement étouffé par les responsables soviétiques30,31.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix et médailles soviétiques et russes[modifier | modifier le code]

 
Terechkova en uniforme militaire avec plusieurs de ses médailles en 1969.

Prix et médailles étrangers[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Valentina Terechkova reste à ce jour l'unique femme à avoir effectué seule une mission spatiale car par la suite les vaisseaux de taille plus importante permettront d'accueillir un équipage de deux à trois personnes. En 2019 elle reste la plus jeune femme à avoir réalisé un voyage spatial : elle avait 26 ans lors de sa mission. Ses deux dauphines, la Britannique Helen Sharman et la Sud-Coréenne Yi So-yeon, sont âgées de 27 et 29 ans lors de leurs missions respectives. Il fallut attendre dix-neuf ans pour qu'une autre femme aille dans l'espace, la Soviétique Svetlana Savitskaïa, et vingt ans avant qu'une femme d'une autre nationalité s'y lance à son tour, l'Américaine Sally Ride44. Par comparaison, le plus jeune des cosmonautes est Guerman Titov, qui avait 25 ans et 11 mois lors de son vol.

Galerie

 

Le 08/07/2021

ien ne leur est épargné !

Le blocus et les mesures prises par Donald Trump sont toujours en vigueur et elles ont un effet désastreux sur la situation économique du pays et sur la vie quotidienne de la population, le nécessaire est trop souvent absent. Nous consacrons de nombreux articles à dénoncer cette véritable guerre engagée depuis 60 ans par les États-Unis contre ce petit pays pacifique, nous participons aux actions engagées et nos projets ont pour objectif de faire front.}}}

La pandémie, malgré toutes les mesures prises par les autorités cubaines, poursuit sa progression, depuis maintenant plusieurs semaines. Le Président Diaz Canel pouvait déclarer en fin de semaine dernière « Il y a une nécessité pour le peuple de prendre conscience que nous vivons le pire moment de l’épidémie. Même si le taux de mortalité continue d’être l’un des plus bas au monde, le nombre de décès et le nombre de personnes présentant des séquelles de la maladie sont en augmentation. »

Partout dans le monde, on s’accorde à tresser des louanges, méritées à la médecine et à la recherche cubaine. Le mois prochain, plus de la moitié de la totalité de la population aura reçu un vaccin produit localement. Ce qui est un exploit, compte tenu des faibles ressources financières de l’Île. Les centres de recherches, les chercheurs, les moyens mis à leur disposition et plus généralement pour la santé publique, tout cela serait parfait, si dans le même temps, la quantité de seringues disponibles n’était insuffisante ! Retour à la case départ ! Les produits de base pour les confectionner, autant que leur achat direct, nécessitent des devises.

Ces derniers jours les éléments climatiques sont venus compliquer encore la vie des habitants. La tempête tropicale « Elsa » a provoqué des dégâts dans la plupart des provinces. 100.000 personnes ont été évacuées des zones basses et côtières, tâche compliquée du fait de la pandémie. Dans plusieurs provinces des effondrements totaux ou partiels de bâtiments d’habitation ont eu lieu. Aucune perte humaine n’a été fort heureusement à déplorer. Aujourd’hui, toutes les provinces sont revenues à la normalité et l’urgence c’est de remettre en route ce qui a dû être arrêté pendant la période critique. Un enseignement : anticiper, tel était le mot d’ordre, prendre soin des vies et des biens !

Nous espérons que vous avez pris plaisir la semaine dernière à la réception de notre Lettre Hebdomadaire, qui comme notre site « a pris un air de jeunesse ». Visuellement plus agréable, elle est maintenant lisible sans difficulté sur les supports numériques, tablettes et smartphone. Le comité de rédaction de notre site, dont nous vous donnerons la composition, s’est activé pour vous apporter de nouvelles améliorations, tant dans son aspect que dans son contenu. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques de vos suggestions, nous y serons sensibles.

Pour consulter directement le site, cliquez ici —> https://cubacoop.org/

Bonne lecture de ces articles quotidiens !
 

 

une analyse

Le 04/07/2021

Une analyse de militants communistes après les régionales

Publié le : 2 juillet 2021

 

Prendre la mesure de la fracture politique et sociale, Reconquérir le monde du travail !

« L’essentiel reste qu’aucune force de gauche, quelle que soit la configuration des rassemblements, n’a été capable de mobiliser les électeurs jusqu’à gagner une participation significative. »

Dans un contexte de double crise économique et sanitaire qui a exacerbé les inégalités, l’abstention massive domine pourtant les élections régionales et départementales, plus de deux français sur trois, plus de 4 sur 5 chez les jeunes et les milieux populaires, sans sursaut au second tour quels que soient les enjeux.

Les forces politiques l’oublient vite, surtout quand il s’agit de se féliciter de résultats victorieux qui doivent être analysés au regard de ce qui est devenue « la grève des urnes ».

Cette abstention traduit une véritable perte de confiance dans les institutions et la représentation politique, le sentiment croissant que la politique est incapable d’apporter des solutions aux difficultés et aspirations des citoyens et du monde du travail. Nous sommes en quelque sorte devant une panne d’espoir quant à l’action politique !

Cette abstention, si elle touche prioritairement l’électorat populaire et les jeunes, s’étend dans l’ensemble du corps électoral. Elle interroge toutes les forces politiques et singulièrement le PCF qui veut contribuer par sa candidature à la présidentielle à ce que le peuple se réengage dans l’action politique, depuis le débat d’idées jusqu’au vote en passant par les mobilisations nécessaires aux victoires populaires.

Une telle fracture entre le peuple et les institutions peut entraîner notre pays dans le pire. Mais, nous ne pouvons nous contenter de la dénoncer. Nous avons nous mêmes combattus la constitution de la 5éme république et la présidentialisation du régime, l’alignement de la France sur l’Union européenne avec les grandes régions et les métropoles qui éloignent les citoyens des lieux de pouvoirs et décisions. Tout comme le Traité constitutionnel européen qui a confisqué la souveraineté nationale et populaire, installé la marchandisation de toute la vie humaine qui laisse le dernier mot au profit via la suraccumulation du capital.

Il n’y a rien d’étonnant donc que les citoyens se détournent de ces institutions. La vraie question c’est comment ne pas laisser le désespoir s’installer, comment imaginer et imposer une nouvelle république sociale, laïque et démocratique, permettant aux citoyens d’avoir le dernier mot sur le capital et ses détenteurs.

Nous ne reviendrons que brièvement sur les résultats de ces élections, largement commentés et analysés par notre parti : démenti du duel Macron /Le Pen, reconduction des sortants dans les régions, résistance de la gauche mais avantage à la droite, gains d’élus dans le cadre de listes d’union, bonne tenue des nos têtes de liste en Aura et Normandie, stabilité de nos conseillers départementaux malgré la perte du Val de Marne et des reculs dans des départements impactés par d’importantes poussées à droite. Notons en outre que le PCF s’est montré le mieux à même de faire reculer et battre les forces d’extrême-droite.

L’essentiel reste qu’aucune force de gauche, quelle que soit la configuration des rassemblements, n’ a été capable de mobiliser les électeurs jusqu’à gagner une participation significative.

Nous laisserons de côté les explications conjoncturelles qui ne sauraient éclairer un mouvement durable et croissant.

Il est certain que les différentes réformes institutionnelles, redécoupages des cantons et grandes régions, n’ont fait qu’éloigner les citoyens des lieux de décisions et de leurs élus. Mais c’est bien le sens même de l’action politique qui est interrogé. Car l’abstention nous renvoie à deux grandes questions que le PCF doit impérativement traiter.

La confiscation de la souveraineté nationale et populaire depuis l’adoption du Traité constitutionnel européen a délégitimé le suffrage universel. On ne peut reconstruire une légitimité politique sans dire pourquoi et comment la politique peut intervenir sur l’économie, comment une décision nationale peut s’imposer sur toute directive européenne. Le peuple doit donc reprendre ses droits et en conquérir de nouveaux. Nous devons dire que c’est possible et comment nous lui proposons de le faire.

Les crises successives témoignent de l’usure du système politique et économique, ne laissent plus de place à l’espoir de faire mieux dans le cadre, voire d’améliorer le système. C’est bien la question du changement de système et de société qui est interrogé. Le PCF existe pour mettre ce défi dans les mains des citoyens et permettre ainsi la construction d’ une société nouvelle meilleure pour la grande majorité, une société capable de répondre aux besoins des populations, de permettre un développement maîtrisé et de réduire les inégalités, de protéger notre environnement, de sécuriser la vie dans tous ses aspects du travail jusqu’à la santé en passant par l’éducation, les loisirs et la formation. C’est bien la capacité de transformation révolutionnaire de l’action politique qui est sur la sellette. Nous devons mettre en débat une autre société pour la France.

Pour le PCF, il ne s’agit pas seulement de tirer son épingle du jeu dans le « pré carré » d’une gauche qui ne tire toujours pas les leçons de ses échecs et trahisons. Nous ne voulons pas reproduire ce qui a échoué. Dans cet affrontement de classe décisif, partons à la conquête du monde du travail, de la jeunesse et des quartiers populaires. Traçons un nouveau chemin, un front populaire dans l’action, les luttes et les urnes pour un projet de société et d’espoir, les jours heureux.

Il est temps de s’y mettre !

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Cette analyse est signée par Caroline Andréani, Paul Barbazange, Luc Bazin, Marie-Christine Burricand, Michéle Carbonnier, Clara Gimenez, Gilles Gourlot,Fabienne Lefèbvre, Anne Manauthon, Jean-Pierre Meyer, Pierre-Alain Millet, Leila Moussavian Huppé, Willy Pepelnjak, Michèle Picard, Hervé Poly, Gilbert Rémond, Laurent Santoire, Danielle Trannoy...

 

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